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Réforme du code du travail : Macron a rencontré patronat et syndicats

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Le président de la République souhaite négocier jusqu’à la mi-juin avant une adoption de la loi par ordonnances à la rentrée. Retour sur le film de cette journée.

Un peu plus de deux semaines après son élection, c’était un premier test pour Emmanuel Macron. Le président de la République a reçu mardi les organisations syndicales et patronales pour lancer les discussion sur la réforme du code du travail . Le chef de l’Etat se donne ainsi trois semaines pour négocier avec les partenaires sociaux et vise une adoption par ordonnances en septembre.

Toute la journée, les leaders syndicaux et patronaux ont été reçu tour à tour pour des rencontres d’une heure. Laurent Berger (CFDT) a ouvert le bal à 9h mardi matin. Il a été suivi dans la matinée par Philippe Martinez de la CGT, Jean-Claude Mailly de FO et Pierre Gattaz du Medef. Si les trois premiers ont fait part de leur souhait de donner le temps nécessaire aux négociations, le « patron des patrons » a lui appelé le président de la République à aller « vite et fort » sur les réformes.

L’après-midi, les rencontres bilatérales se sont poursuivies poursuivront dans l’après-midi avec François Asselin de la CPME, Alain Griset de l’U2P, François Hommeril de la CFE-CGC et Philippe Louis de la CFTC. Le premier à notamment laissé filtrer les détails du calendrier d’Emmanuel Macron.

18 heures : Macron promet un moratoire sur le compte pénibilité

Emmanuel Macron a confirmé à François Asselin (CPME) qu’il comptait organiser un « moratoire » sur l’application du compte pénibilité, dont les critères seraient « renégociés avec les partenaires sociaux », le dirigeant patronal saluant une « avancée majeure ».

« Le président de la République m’a confirmé qu’il ferait un moratoire sur ces questions de critères de pénibilité, qu’il n’abandonnerait pas pour autant le projet, mais qu’il renégocierait avec les partenaires sociaux pour voir comment la pénibilité puisse être applicable », a-t-il déclaré après son entretien avec le président. « C’est une avancée majeure », s’est satisfait François Asselin, à qui Emmanuel Macron a promis un « temps de la concertation » sur le sujet.

16 h30 : La réforme sera votée par ordonnance à la rentrée, selon François Asselin

Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin a donné des éléments de calendrier après son entretien avec Emmanuel Macron à l’Elysée, évoquant une « concertation jusqu’à la mi-juin, à peu près » puis une « loi d’habilitation durant l’été, avec une volonté du président de la République de passer au vote courant septembre », a-t-il détaillé, répétant que la loi de ratification sera présentée en septembre.

Quant aux réformes des retraites et de l’assurance chômage, « on pourrait attendre, ou espérer en tout cas, aboutir sur quelque chose de construit, en tout cas de structuré, aux alentours de la moitié de l’année 2018 », a-t-il ajouté.

15 heures : Edouard Philippe va recevoir les syndicats et le patronat

Les principales organisations syndicales et patronales seront reçues mercredi et lundi par le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud dans le cadre du projet de réforme du droit du travail.

Pierre Gattaz (Medef), Jean-Claude Mailly (FO) et François Hommeril (CFE-CGC) seront reçus mercredi à Matignon. De leur coté, Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Alain Griset et Pierre Burban (U2P), François Asselin (CPME) et Philippe Louis (CFTC) se succéderont lundi.

13h50 : Gattaz appelle Macron à « aller vite »

A sa sortie de l’Elysée, Pierre Gattaz a rappelé le nécessité, à ses yeux, d’aller « vite et fort » sur les réformes, notamment sur le droit du travail, mais aussi sur le coût du travail. Un dossier qui n’est pourtant pas au menu des discussions sur la future loi travail. Pour le président du Medef, la bascule du Crédit impôt recherche et compétitivité en baisse de charges n’est pas suffisante. Selon lui, cette bascule va renchérir « le coût du travail de 7 milliards ». « Le dispositif n’est donc pas satisfaisant. En outre, Pierre Gattaz espère un élargissement des baisses de charges sur « tout le spectre des salaires » et pas seulement sur les bas salaires. Là encore, il n’en a jamais été question pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

Les attentes du Medef vont donc bien au-delà de la seule négociation sur le droit du travail. Le président du Medef a également insisté sur la suspension du compte pénibilité et le report du prélèvement à la source. Deux réformes qui n’ont jamais été accepté par le patronat.

Pierre Gattaz s’est montré malgré tout satisfait de sa rencontre avec le Président de la République. « Il y a des problèmes de timing, d’amplitude de réformes », a-t-il souligné, mais « c’est une rencontre où on s’est dit des choses », a-t-il conclu.

12h50 : Fin de l’entretien entre Pierre Gattaz et Emmanuel Macron

Après Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO), le président de la République s’est entretenu avec le président du Medef, Pierre Gattaz.

12h20 : Mailly (FO) tempère sur le calendrier

Après les déclarations optimistes de Philippe Martinez sur le calendrier du gouvernement, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a tenu à tempérer : « J’espère que ça se détend un peu (sur le calendrier), mais ce n’est pas encore sûr », a-t-il dit à l’issue de sa rencontre avec Emmanuel Macron. « J’ai senti qu’a priori, il y a des marges de manoeuvre. A confirmer dans les jours à venir », a poursuivi le numéro un de FO, à qui le président a confirmé que la réforme se ferait bien par « ordonnances ».

Sur le barème des Prud’hommes, FO y est toujours opposé, mais « cela dépend du plafond ». « C’est au juge à apprécier in fine le préjudice », estime le leader de FO.

11h40 : Martinez : « Le calendrier a l’air d’avoir bougé »

A l’issue de son entretien avec Emmanuel Macron, le secrétaire général de la CGT a affirmé avoir eu l’impression que le calendrier du gouvernement sur la réforme du Code du travail avait « bougé », y voyant « une bonne nouvelle ». « Le calendrier a l’air d’avoir bougé (…) J’ai cru comprendre que l’agenda rapide qui était prévu n’est pas aussi rapide que ce que j’avais cru comprendre. L’échéance de fin août ou du 1er septembre a l’air plus floue », a-t-il déclaré depuis le perron de l’Elysée, tout en espérant que la négociation sera « loyale ».

Le leader syndical a également détaillé les propositions qu’il a présenté au chef de l’Etat, notamment la hausse su Smic, la question de la souffrance au travail et des mesures punitives pour les entreprises ne respectant pas l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Il a ajouté qu’il rencontrera le Premier ministre Edouard Philippe lundi.

10h40 : Au tour de Philippe Martinez (CGT) de s’entretenir avec Macron

10h15  : Berger juge « impossible » une réforme d’ici l’été

Premier responsable syndical à s’entretenir avec Emmanuel Macron, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a évoqué à la sortie de son entretien une conversation axée « sur la méthode plus que sur le contenu des réformes ». Il a assuré avoir affaire à un chef de l’Etat vigilant : « j’ai senti un président de la République à la fois déterminé à mettre en place ses réformes… mais aussi à l’écoute », a-t-il dit, rappelant la nécessité de « redonner de l’espace au dialogue social ».

Il s’est toutefois montré dubitatif sur le calendrier proposé par Emmanuel Macron, alertant contre toute forme de précipitation : « Une réforme d’ici l’été, c’est juste impossible. Il ne faut pas une méthode à la hussarde. »

9 heures : « On n’a pas le droit de bloquer la France », affirme Castaner

Avant le début des rencontres, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a averti d’emblée les syndicats. « Il faut empêcher tout blocage mais on n’a pas le droit de bloquer la France quand on n’est pas d’accord avec telle ou telle mesure, surtout quand elle était au coeur du projet présidentiel d’Emmanuel Macron », a-t-il affirmé sur France 2.

« Le dialogue est absolument nécessaire tout le temps. Mais si le dialogue est utilisé pour empêcher…. Je crois qu’on a besoin aujourd’hui de libérer le travail. C’est donc important qu’on puisse se donner les moyens d’aller vite sur ces questions-là, les Français ne peuvent pas attendre », a-t-il ajouté.

7 heures : les syndicats salariaux critiquent la méthode, le Medef veut aller vite

Pour les syndicats, pas question que le dialogue social passe à la trappe, faute de quoi un nouveau mouvement social est inévitable. Si le gouvernement « passe en force, il y aura un effet boomerang », a mis en garde le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, qui relève, pour l’heure, trop « d’ambiguïtés » pour « savoir ce que, concrètement, le gouvernement envisage ». Quant à Philippe Martinez, leader de la CGT, il critique la « méthode » d’une concertation rapide avant des ordonnances prises au coeur de l’été: c’est « un peu fort de café de discuter d’un texte aussi essentiel pendant que les salariés sont en congé ».

Pour Laurent Berger de la CFDT, « une réforme hâtive du Code du travail serait contre-productive », et « si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas ». Un sentiment partagé par le président de la CFTC, Philippe Louis, qui insiste sur « l’importance de la méthode » et le « besoin d’un dialogue social riche, constructif et apaisé ».

Côté patronal , la priorité est tout autre: il faut « aller vite », selon les termes de Pierre Gattaz. « La réforme du marché du travail, c’est le sujet majeur de la France aujourd’hui. Faisons-le en toute transparence, en concertation, mais en rapidité », a-t-il exhorté, approuvant le recours aux ordonnances. Quant à la CPME, qui représente les petites entreprises, elle sera vigilante à ce que ces dernières ne soient pas défavorisées .

Source: lesechos.fr

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