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Macron verra les partenaires sociaux mardi sur le Code du Travail

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PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron rencontrera les partenaires sociaux mardi, a-t-on appris dimanche auprès de la présidence de la République, l’occasion pour le nouveau président d’aborder avec eux la réforme du droit du travail qu’il veut mener très rapidement.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a d’ores et déjà prévenu qu’il refuserait une loi El Khomri « XXL ».

Emmanuel Macron souhaite présenter durant l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail par ordonnances et décentraliser la négociation sociale en donnant davantage de place aux accords d’entreprises et de branches.

Il entend en outre encadrer les décisions des prud’hommes, une hypothèse combattue par les syndicats, réformer l’assurance chômage pour que tous les travailleurs en bénéficient, et donner plus de place à l’Etat dans son pilotage.

« Pour nous, pas question d’accepter ce que certains appellent la ‘loi Travail XXL' », a dit Philippe Martinez sur CNEWS.

Dans Le Journal du Dimanche, le numéro un de la CGT souhaite que l’exécutif prenne le temps du dialogue.

« Ces ordonnances sont complètement irrecevables », dit-il. « Nous on est prêts, on soumettra au Premier ministre une dizaine de mesures urgentes », précise-t-il.

Sur CNEWS, Philippe Martinez a évoqué « un Code du travail allégé qui renforce les droits des salariés », sans plus de précisions. Si la réforme consiste à aller « plus loin » que la loi El Khomri, « forcément nous serons vent debout contre une telle réforme », prévient-il.

DES « MARGES DE MANOEUVRE » POUR FO

Dans un entretien à paraître lundi dans Les Echos, son homologue de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime au contraire que « légiférer par ordonnance n’est pas un problème » si « on est d’accord sur le contenu, comme ça a par exemple été le cas en 1981 pour la cinquième semaine de congés payés ».

Le secrétaire général de FO met toutefois en garde contre la teneur des discussions que mèneront Emmanuel Macron et son Premier ministre, Edouard Philippe.

« La discussion dont il (le Premier ministre-NDLR) parle ne saurait être une consultation. Elle doit être une vraie concertation sur le fond avec le temps nécessaire. Je ne comprendrais pas qu’elle soit bouclée à toute vitesse avant la rédaction de la loi d’habilitation », souligne-t-il.

« De ce que j’ai pu entendre et lire, le message qu’envoie l’exécutif est que sur le Code du travail, il y a des marges de manoeuvre, de vraies marges de discussion. Si c’est le cas, Force ouvrière est prête à discuter », précise-t-il, en pressant le gouvernement de ne pas avoir « d’interlocuteur privilégié ». « Ça finit toujours mal ».

Dans le même quotidien, Laurent Berger affirmait le 16 mai que la CFDT « n’est ni une opposante ni une alliée par principe ».

Le secrétaire général de la CFDT mettait en garde contre des méthodes « à la hussarde ». Emmanuel Macron « se trompe s’il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d’éviter un conflit social », disait-il.

Source: boursorama.com

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